| Heureux de vous retrouver. Bonjour à toutes et tous. Alors, Monsieur le Premier ministre, Mesdames, Messieurs les ministres, Madame la Première ministre, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Mesdames, Messieurs les maires. Je suis très heureux, nous sommes très heureux de vous retrouver ici à l'Élysée, d'abord pour vous féliciter, parce que certaines et certains ont été élus pour la première fois, d'autres ont été réélus. Enfin, vous êtes tous là parce que vous avez gagné des batailles électorales, vous avez convaincu nos compatriotes dans vos communes, en jouant un rôle essentiel. Et donc je suis heureux d'être là. Certains, d'ailleurs, ont réglé les choses au niveau de l'intercommunalité déjà, d'autres sont en train de le faire, ce qui explique leur absence. Mais nous nous retrouvons ce soir avec, au fond, de nouvelles équipes dans nos communes. C'est un peu pour ça qu'avec le Premier ministre et les ministres, on voulait vous retrouver et vous proposer de venir passer cette journée, et puis de la clôturer ici par un moment plus convivial. Alors, moi, je voulais vous dire simplement quelques mots, quelques convictions. Je sais qu'il y a eu des groupes de travail sur la sécurité, sur les relations État-collectivité locale, les services publics du quotidien, et avec certaines collectivités d'Outre-mer. Il y a eu déjà du travail qui a pu se faire entre les uns et les autres. Maintenant, moi, je voulais vous dire quelques convictions. La première, au fond, c'est que vous sortez de campagnes qui, bien souvent, je le sais, ont été difficiles. Ça a été retranscrit, ça a été dit, mais le fond de l'air a été dur. Il y a eu des attaques, il y a eu des menaces, il y a eu des propos inacceptables, certains élus ont été chahutés, il y a eu des propos racistes. Je voulais ici vous redire le soutien de la République, du Gouvernement, et que rien ne justifie jamais, en démocratie, en République, cela. Vous avez vécu quelque chose qui est un symptôme de la société, mais je voulais ici vous redire tout notre soutien, notre engagement, celui du Premier ministre, de son Gouvernement, le respect, le respect, le respect, aucun écart, et on sera intraitable pour protéger tous les élus. Ceci s'appuie aussi sur un travail qui a été fait ces dernières années. Élisabeth Borne est avec nous. Je n'oublie pas que quand elle était Première ministre, avec Madame la ministre et le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérald Darmanin, il y a eu à l'été 2023 une série de textes qui ont été passés, la réforme, pour justement davantage protéger nos élus face à toutes ces menaces et on continuera de les appliquer. Maintenant, on ouvre une nouvelle phase. Vous vous installez, vous arrivez, vous êtes reconfirmés. Je sais que votre souhait, c'est surtout d'installer maintenant vos équipes et d’œuvrer. Au fond, on a besoin de vous. Je le dis ici avec un attachement tout particulier, parce que ça va bientôt faire neuf ans que je suis là. À chaque fois que c'est difficile, les maires sont là. À chaque fois que la société doute d'elle-même, qu'on est confronté à des grandes menaces, c'est vous les premières et les premiers qui êtes confrontés à cela. Quelque chose me dit que les temps qui sont les nôtres ne vont pas être beaucoup plus simples. Je veux ici vous encourager, vous dire qu'on est à vos côtés pour le début de vos mandats, pour pouvoir justement à la fois développer vos projets, mais bâtir ce lien. Parce qu'une nation, la République, c'est avant tout cela. C'est de porter des ambitions. Il y a eu des accords, des désaccords. Vous portez des projets pour vos territoires, mais vous êtes les garants, là où vous êtes, comme je le suis là où je suis, les garants de ce lien, de ce qui nous réunit, et qui doit aller avec de l'apaisement, avec une ambition comprise, partagée par tous, mais avec la volonté qu'on se tienne tous ensemble dans la même cité. C'est très important au moment où nous vivons. Pour réussir ça, le Gouvernement est à la tâche, et je veux remercier vraiment le Premier ministre et ses ministres, avec d'abord plusieurs choses qui sont en train d'être faites et qui ont été faites pour les élus que vous êtes, la simplification, la déconcentration, la décentralisation aussi. Toutes ces dernières années, on a, au fond, eu une philosophie assez simple, plutôt de la stabilité institutionnelle, parce qu'il y avait eu beaucoup de changements, et d'essayer avec pragmatisme d'accompagner. Il y a eu les lois Engagement et Proximité, on a fait de la différenciation. Tout ça, d'ailleurs, sortait du Grand Débat, et c'était grâce aux maires, surtout grâce aux maires ruraux, qui nous avaient beaucoup aidés. Je n'oublie pas votre éminent prédécesseur avec qui on avait lancé ce Grand Débat. On était revenus avec ces lois qui avaient simplifié les choses. J'avais pris aussi des engagements auprès de vous ou de vos prédécesseurs de mieux reconnaître l'engagement des élus locaux et des maires en particulier au service de la République. La loi sur le statut de l'élu adoptée par le Parlement le 8 décembre 2025 a traduit cette reconnaissance. Et elle a permis de nombreuses avancées avec un statut de l'élu qui est un vrai bouclier, un vrai levier d'engagement dans la vie locale, revalorisation des indemnités, formation, facilité très pragmatique pour concilier les différentes dimensions de la vie, et renforcer la protection, meilleur accompagnement dans l'après. Je veux vraiment remercier le Premier ministre et la ministre Gatel qui ont porté ce texte. Et madame la ministre, je sais combien cela vous importait. Là, maintenant, on a ouvert de nouveaux chantiers. Je veux juste que vous les ayez en tête, d'abord renforcer le couple préfet-maire, ce fameux couple dont on a tant parlé pendant le covid et qui a si bien marché. Au fond, moi, mon obsession, c'est d'essayer de vous aider, d'aider aussi les services de l'État, parce que je dis tout ça avec beaucoup de reconnaissance pour vos collègues élus, pour les fonctionnaires territoriaux et pour tous les services de l'État qui travaillent avec vous. Mais on s'est tous émerveillés, on s'émerveille tous à chaque crise en disant « ça marche bien ». Dès qu'on revient, si je puis dire, en temps de paix, on remet toutes les procédures qui compliquent la vie. Donc là, on a une chose qu'on fait avancer et qu'on accélère avec les textes en cours, le couple préfet-maire, capacité à pouvoir déroger, aller plus loin. Et donc là-dessus, il y a un renforcement de l'état local qui sera pris avec un texte qui arrive. Deuxièmement, simplification. Là, il y a tout un chantier qui a été lancé. L'un d'entre vous, d'ailleurs, a beaucoup porté ce chantier, nous a beaucoup aidé, Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières. Sur la base de ce travail, il y a eu tout un tas de textes réglementaires qui ont été faits, qui ont permis de simplifier beaucoup de choses, souvent des choses qui paraissent évidentes quand on dit qu'on les supprime. Enfin, elles existaient, et qui ont un impact direct dans la vie locale. Et là, au Conseil des ministres, dernier Conseil des ministres, projet de loi de simplification de l'action locale qui a été examiné et qui va permettre de nombreuses simplifications qui étaient du domaine législatif et bien souvent attendues par vous, demandées par vos prédécesseurs, parfois, je devrais dire, demandées par les anté-prédécesseurs même, quelquefois. Et puis, il y a le chantier de la décentralisation. Et là, je veux remercier Éric Woerth qui a fait un très gros travail et qui a préparé la piste. Là-dessus, il y a tout un travail qui est en train d'être finalisé sous l'autorité du Premier ministre, avec des idées en matière de logement en particulier, assez radicales, auxquelles on croit beaucoup, mais qui va là aussi arriver dans les prochaines semaines. Tout ça pour vous dire que ça continue, on continue d'avancer, d'être à vos côtés pour vous permettre d'agir. La deuxième chose dont je voulais vous dire un mot, c'est au fond le moment qu'on est en train de vivre. Je ne vais pas ici vous parler de politique internationale. Vous la voyez chaque jour, elle m'inquiète autant que vous, mais ce que nous vivons depuis des années nous dit une chose très simple. Le Covid, la guerre en Ukraine et donc le retour de la guerre sur le sol européen, |