| Bonjour à tous, la séance est ouverte. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première va être posée par M. Frédéric Maillot pour le groupe GDR. Merci beaucoup. Merci Madame la Présidente. Mes chers collègues, les assistantes familiales, vous savez, ce sont ces femmes qui ouvrent leur cœur et leurs portes pour accueillir les enfants dont le parcours est bien souvent difficile. Elles ont lancé à la Réunion un mouvement de grève pour dénoncer le manque de considération qu'on porte à leur métier. On leur demande d'accueillir toujours plus d'enfants au-delà de ce que permet leur agrément, sans se soucier des difficultés que cela implique. Vous savez, être assistante familiale... Ce n'est pas un boulot qui commence à 8 heures et qui se termine à 16 heures. C'est une charge mentale et une responsabilité qui dure 24 heures sur 24. Considérer à sa juste valeur leur travail, c'est se soucier du bien-être qu'on porte aussi aux enfants qu'elles accompagnent. Se pose ici la question de la politique de l'enfance que l'on souhaite mener. Car elles sont épuisées, sous-payées, abandonnées et esselées. Voilà la réalité actuelle à laquelle je me refuse. Car si le département veut faire de leur foyer une institution d'accueil, c'est tout un équilibre familial qui les fragilise. Des maris qui divorcent, des familles qui se déchirent, mais ces femmes restent dévouées, malgré tout ça, à leurs difficultés. Nous Nous sommes arrivés à un point de rupture. Les assistantes familiales disparaissent peu à peu et le gouvernement ne prend pas la pleine mesure du délitement social qui se dresse devant nous. Nous assistons à une disparition progressive de l'engagement, faute d'écoute, de soutien, d'accompagnement de la part d'un employeur censé leur apporter des réponses constructives. A la Réunion, les assistantes familiales sont moins sont bien moins payées que ceux et celles de France. L'assistante L'accueil familial perd tout son sens pour devenir une un accueil institutionnel. La qualité de l'accueil est remplacée par une logique de chiffre au détriment de la souffrance des jeunes, mais aussi des assistantes familiales. Écoutons la revendication des syndicats. Le département de la Réunion se mûre dans une posture qui ne lui sera que fatale. Elle n'est déjà pas illustre dans sa gestion de la politique de l'enfance. Elle le sera encore moins avec la défection des assistantes familiales. Monsieur le Ministre votre parole compte. Allez vous la porter auprès de la collectivité compétente ? Merci beaucoup, M. le député. La parole est à Mme Stéphanie Riste, ministre de la Santé. Merci, Mme la Présidente, M. le député Maillot. Merci d'attirer notre attention sur cette profession indispensable que sont les assistantes familiales. Vous avez raison, à la à la réunion, les assistants familiaux représentent 81% des modes de garde enfin d'accueil en protection de l'enfance contre 36% en hexagone. Ces derniers jours, il existe une mobilisation pour dénoncer leurs conditions de travail. Je rappelle ici que la loi du 7 février 2022 a déjà apporté des avancées concrètes. Revalorisation de la rémunération minimale, indemnisation en cas de baisse du nombre d'enfants confiés, majoration pour les accueils complexes, renforcement du droit du répit. Ces mesures doivent être appliquées. Mais nous allons plus loin, Monsieur le député, dans le cadre de la refondation de la protection de l'enfance. Vous savez que nous allons nous avons présenté un projet de loi en Conseil des ministres avec Gérald Darmanin qui, j'espère, sera examiné à l'été dans cet hémicycle et qui crée un nouveau statut. Le statut de l'accueil relais qui permettra d'accueillir un enfant le week-end ou pendant les vacances. L'objectif est d'offrir un vrai répit pour ses assistantes familiaux en activité. Le texte propose aussi de simplifier l'agrément, vous en avez parlé. En parallèle, un décret permettra aux agents publics de cumuler leur emploi et l'accueil d'un enfant confié. Enfin, sur les indemnités d'entretien, elles relèvent évidemment des conseils départementaux. Pour autant Le gouvernement est pleinement conscient des écarts observés entre territoires et c'est un sujet qui fait partie des travaux engagés avec les départements, avec départements de France et les représentants de la profession. Les assistants familiaux, je le redis, sont indispensables à la protection de l'enfance. Ils méritent des conditions d'exercice à la hauteur de leur engagement. Je vous remercie. Merci beaucoup Madame la Ministre. La parole est à présent à Madame Sophie Ricourt-Vaginet pour le groupe UDR. Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse à Monsieur le Ministre des Transports. Lundi de Pentecôte, sur l'axe Paris-Lyon-Marseille, des centaines de Françaises et de Français sont restés 8 heures durant prisonniers des rames de train. Sans climatisation, sans eau, sans information, plus de 30 degrés, non pas sous le soleil, mais en enfer. La cause, une simple caténaire rompue au nord de Lyon, a suffi à pétrifier ce qui fut jadis, notre fleuron, le TGV. Un incident, me direz-vous ? Non, Monsieur le Ministre, un symptôme. Le symptôme d'un réseau à bout de souffle dont l'État, faut-il le rappeler, est l'actionnaire unique. Et ce diagnostic, c'est pas nous qui le posons, c'est la SNCF elle-même. Un milliard d'euros supplémentaires par an pour éviter le décrochage général. 4000 kilomètres de lignes menacées dès 2028. 3000 kilomètres déjà fermés en 10 ans. Un quart du réseau laissé sans investissement structurel, abandonné, à la rouille et à l'oubli. Et pendant que les voies ferrées se dégradent, le billet lui s'envole. L'usager paie toujours plus, un service qui se délite. C'est la double peine. Le bilan, panne à répétition, tarifs prohibitifs, petites lignes condamnées, chaque incident rejette un peu plus nos concitoyens vers la voiture et vers l'avion. Singulier paradoxe, Monsieur le Ministre, pour une nation qui a érigé la décarbonation en grande cause nationale. Vous prêchez pour le train et vous laissez mourir le rail. Alors ma question est simple. Quand l'État actionnaire exigera-t-il enfin de la SNCF le niveau de service que les Français paient et qu'ils méritent ? Je vous remercie. Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Monsieur Laurent Panifou, ministre en charge des relations avec le Parlement. Merci Madame la Présidente. Mesdames, Messieurs les députés, Madame la députée, Je vous prie d'excuser le ministre des Transports en déplacement en Grèce qui ne peut pas être présent parmi nous. Je veux rappeler une réalité. 15 000 trains circulent chaque jour en France. Dans leur immense dans leur immense majorité sans difficulté majeure, reconnaissons-le, mais cela ne doit pas nous exonérer de regarder en face ce qui s'est passé. Et que vous avez évoqué, le week-end de la Pentecôte, l'un des plus chargés de l'année, avec 1,5 million de voyageurs, a été marqué par un incident important sur la ligne à grande vitesse sud-est, ayant entraîné jusqu'à 7 heures de retard, ce qui est inacceptable. La SNCF a indiqué qu'il résultait de la rupture d'un caténaire lié aux fortes chaleurs. Néanmoins, en prévention, des opérations de maintenance sont déjà conduites chaque printemps. Des tournées de surveillance des voies sont organisées en amont de ces vagues de chaleur. SNCF réseau se met en ordre de bataille, mais nous devrons certainement commencer ces opérations plus tôt à l'avenir. Avec le changement climatique, ces épisodes vont se répéter. Il faut anticiper davantage sur les opérations de maintenance et investir sur nos réseaux. C'est tout l'objectif du contrat de performance mis en consultation lundi, signé par le Premier ministre, comme annoncé par mon collègue Philippe Tabarro. Il prévoit une hausse significative des investissements. A partir de 2028, ils augmenteront de 50% pour atteindre 4,5 milliards d'euros par an, notamment pour adapter le réseau aux changements climatiques. Très concrètement, plus de 1000 km de réseau verront leur résilience améliorée et 330 km de caténaire seront remplacés chaque année avec une attention particulière aux plus sensibles. Cela s'accompagne aussi de l'arrivée de nouveaux matériels dont les premiers TGVM en septembre et l'arrivée de rames oxygène qui moderniseront l'offre ferroviaire et le confort des voyageurs. Le Premier ministre a signé le contrat de performance avec la SNCF. Nous n'opposons pas les les nouvelles lignes aux anciennes, Madame la députée. Et ce cette expérience doit nous permettre dans un second temps, il doit permettre à la SNCF elle-même de faire un retour d'expérience. Je vous remercie. Merci Monsieur le Ministre. Madame la députée. La réalité Monsieur le Ministre c'est que vous êtes en retard sur la canicule qui elle n'attendra pas 2028. Mais surtout votre politique sacrifie les lignes du quotidien et facture le tout à l'usager. Voilà la réalité de votre politique Monsieur le Ministre. Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Monsieur Romain Tonussi pour le Rassemblement national. Merci Madame la Présidente. Monsieur le ministre de l'Economie, lundi le gouvernement a lancé l'édition 2026 de Choose France avec son lot d'annonces destinées à faire croire à une France qui se réindustrialise. Mais les Français n'y croient plus. Et une fois encore, les faits leur donnent raison. Selon le cabinet Trendeo, la France a fermé davantage d'usines qu'elle en a ouvert en 2025. Le solde atteint désormais moins 63. Le pire résultat observé depuis plus d'une décennie. Ça, c'est votre bilan. Notre industrie ne représente plus que 13% de notre richesse nationale. 15 points de moins que dans les années 60. Ça aussi, c'est votre bilan. Et pendant que vous mettez en scène vos succès supposés, l'un des projets industriels les plus emblématiques de votre politique vient de s'effondrer. Je parle de la gigafactory carbone de fosse sur mer. Votre projet devait produire des millions de panneaux photovoltaïques, créer 3000 emplois et participer selon vos propres mots à la réindustrialisation du pays. Et bien aujourd'hui, votre projet est enterré. Cet échec est révélateur de votre Europe. Une Europe incapable de protéger ses filières stratégiques face à une concurrence chinoise dopée aux subventions. révélateur aussi de votre politique énergétique. Des milliards d'euros d'argent public ont été engloutis dans les renouvelables, mais lorsqu'il s'agit de produire en France les panneaux solaires que vous subventionnez, il n'y a plus personne. Les usines ferment chez nous, les emplois partent ailleurs, et les industriels chinois encaissent nos bénéfices. |