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Merci beaucoup.  L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première va être posée par M. Thomas Lam pour le groupe Horizon. Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse à M. le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. M. le ministre, je souhaite attirer votre attention sur notre stratégie de coopération associative et plus particulièrement sur le dispositif du volontariat de solidarité internationale, le VSI. Depuis 2005 et la création du dispositif, la France a accompagné plus de 17 000 volontaires, véritables acteurs du dernier kilomètre. Ils rendent nos politiques publiques tangibles sur le terrain, par l'intermédiaire notamment de nos nombreuses associations et ONG françaises reconnues dans le monde entier. Enfants du Mekong, par exemple, dont le siège est à Asnières-sur-Seine, dans ma circonscription, mais aussi toutes à l'école, pour un sourire d'enfant ou encore six parts, déploient des programmes pour l'éducation des enfants d'Asie du Sud-Est et notamment au Cambodge, pays pour lequel j'ai l'honneur de présider le groupe d'amitié parlementaire. Par ce dispositif, ces organisations permettent à des jeunes jusqu'à 35 ans de servir l'intérêt général de promouvoir la francophonie et de répondre aux immenses défis globaux. Ce goût de l'engagement ne s'éteint pas à leur retour. Ils viennent ensuite enrichir le précieux vivier de nos 15 millions de bénévoles nationaux. Pourtant, depuis le PLF 2026, Ce dispositif est en péril, compromettant des décennies de travail et de confiance mutuelle. Si l'on peut entendre les nécessités les nécessités de restrictions budgétaires, il subsiste un problème majeur, car les associations sont empêchées techniquement d'autofinancer ces missions pour pallier le désengagement de l'État. C'est la double peine, on exclut les volontaires les moins aisés et on ouvre la porte à un volontariat mercenaire non encadré et risqué. Monsieur le ministre, à l'heure où l'aide internationale se voit resserrée et où la France peut renforcer son influence, quelle est donc notre politique en matière de coopération internationale ? Comment le gouvernement entend-il garantir la pérennité et la sécurité de ce modèle unique d'engagement et de rayonnement ? Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à madame Eleonore Carroix, ministre déléguée chargée de la francophonie des partenariats internationaux. Merci, madame la présidente. Monsieur le député Thomas Sam, merci beaucoup de... permettre à travers votre question de mettre l'accent sur le travail essentiel que fournissent ces volontaires internationaux. Vous l'avez rappelé, c'est une politique extrêmement importante de notre politique de coopération internationale et puis c'est un avantage pour les jeunes qui s'engagent, qui s'engagent dans ces associations. Mais c'est aussi une des politiques qui permet cette réciprocité avec les pays dans lesquels elle se déploie. Et nous avons des volontaires internationaux qui viennent de Côte d'Ivoire, de différents pays, et qui sont sur nos territoires engagés dans des associations. Donc on voit véritablement à quel point cette politique est importante. Et vous avez raison de rappeler l'effort budgétaire qui a été demandé, notamment sur le... programme 209 et à quel point cela pose la question de la pérennité de ces financements. Alors je suis en lien étroit avec Yann Delaunay, le secrétaire général de France Volontaire, pour valoriser, pour trouver des synergies avec nos différents opérateurs. Hier encore, j'étais à l'ouverture de leur séminaire. pour trouver justement ces sources de financement qui permettent de compléter les financements publics et permettent à cette politique si importante pour notre pays de continuer à avoir le jour. Comme vous l'avez dit, ce sont 17 000 volontaires depuis que ce dispositif existe, depuis il y a plus de 20 ans, et j'espère que beaucoup d'autres pourront s'engager à leur côté. Je vous remercie. Merci beaucoup Madame la Ministre. La parole est à présent à Madame Emeline Kerbidi pour le groupe GDR. Merci Madame la Présidente. Madame la Ministre, dans quelques semaines se tiendra la Conférence nationale du handicap 2026. Ce grand rendez-vous triennal que la loi présente comme le moment où la République fixe enfin ses priorités pour garantir l'égalité des droits et la dignité des personnes handicapées. Mais en Outre-mer, la réalité, c'est l'illégalité, persistante. Un récent rapport de la Chambre régionale des comptes consacré aux jeunes adultes handicapés à La Réunion dresse un constat particulièrement alarmant. Des adultes en situation de handicap attendent parfois jusqu'à 10 ans. 10 ans une place dans une structure adaptée et demeure maintenue dans des établissements pour enfants faute de solutions adaptées. Ce rapport évoque un système structurellement inadapté, une défaillance de tous les acteurs institutionnels. Derrière cette situation, il y a des familles épuisées, des aidants qui renoncent à travailler, des professionnels à bout de souffle et surtout des personnes privées d'autonomie et de perspectives de vie. Les associations réunionnaises alertent depuis des années sur une rupture d'égalité territoriale majeure. Plus de 3600 personnes seraient aujourd'hui en attente d'une solution adaptée sur notre territoire. Et pendant que la conférence se prépare, les réunionnais eux demandent simplement une chose, que leurs droits fondamentaux cessent d'être théoriques. Comment parler d'égalité républicaine lorsque le droit à un accompagnement digne dépend encore de l'endroit où l'on est ? La Chambre régionale des comptes souligne elle-même que le dispositif actuel est devenu un système permanent de gestion de la pénurie, générant des surcoûts publics importants. Voilà donc un argument auquel vous devriez être sensible. Des parcours bloqués, une saturation des établissements pour enfants. La conférence nationale du handicap ne peut donc pas être un rendez-vous de communication de fin de mandat supplémentaire. Ma question est simple, le gouvernement s'engage-t-il à annoncer un véritable plan de rattrapage pour la Réunion et l'Outre-mer, des financements adaptés à un calendrier précis de création de places pour adultes handicapés, des objectifs opposables, afin qu'aucune famille réunionnaise n'ait plus jamais à attendre 10 ans pour une solution digne. Merci. Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Madame Stéphanie Ries, ministre de la Santé. Merci Madame la Présidente, Madame la députée Kabidi. Vous avez raison, la prise en charge du handicap est un enjeu majeur aussi dans les territoires d'outre-mer. Jusqu'à présent, l'offre nationale médico-sociale du secteur adulte représente plus de 350 000 places dans environ 8200 structures. Le plan 50 000 nouvelles solutions qui avait été annoncé lors de la dernière conférence nationale du handicap permet a permis d'engager 1,5 milliard d'euros. Cela représente une accélération sans précédent. Pour les adultes en situation de handicap, 585 millions d'euros sont exclusivement dédiés à la création de ces nouvelles solutions. A cela s'ajoute un soutien financier de l'investissement via le fonds d'appui des des ARS de 250 millions d'euros. La Conférence nationale du handicap, qui se tiendra le 25 juin, permettra de décliner de nouvelles mesures. Enfin, les territoires d'Outre-mer ont fait l'objet d'une convention d'engagement en faveur du développement de l'offre. Pour l'Outre-mer, la part engagée par l'Etat s'élève à 115 millions d'euros sur 5 ans. A titre d'exemple, madame la députée, cela représente plus de 29 millions d'euros pour l'île de la Réunion, ce qui a permis concrètement à créer 600 solutions nouvelles en trois ans. Vous le voyez, nous avons des mesures volontaristes, elles ont été prises et nous devons poursuivre avec la prochaine CNH. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à monsieur Alexandre Allégret-Pilot pour le groupe UDR. Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse à Madame à Madame la Ministre de l'Énergie. Il y a un mois, la Macronie présentait son plan d'électrification, un slogan, pour une énergie moins chère, plus souveraine et plus durable. A deux doigts de nous sortir un France Énergie. Permettez-moi une question, où étiez-vous en 2017 ? En 2017, vous fermiez Fessenheim, 1800 mégawatts décarbonés jetés à la poubelle. Pas pour la sûreté, mais pour acheter le ralliement politique de Nicolas Hulot. Le coût pour les Français, peu importe, c'est Nicolas, l'autre Nicolas, qui paye. En 2018, vous annonciez fermer 12 autres réacteurs. Vous cassiez la filière pour 20 ans, tuiez les compétences et interdisez l'investissement. En 2022, subite épiphanie, vous vouliez désormais 6 EPR2, 20 ans de perdus. Les Français payent leur propre électricité au prix du gaz russe via le marché européen. On ne s'y prendrait pas mieux si l'on voulait mettre la France à genoux. Vous obligez EDF à brader son énergie à des fournisseurs alternatifs qui ne produisent rien mais facturent tout, absolument tout. encore de la poudre de perlimpinpin. Vous payez avec l'argent du contribuable des chèques énergie pour compenser le surcoût que paye un autre contribuable. Le socialisme n'est jamais à court de solution pour aggraver les problèmes qu'il a lui-même créés. Et le plus grave, c'est que l'escrologie continue. L'été dernier, troisième été le plus chaud depuis 1900, 5700 décès, et que dit votre majorité ? Que la climatisation n'est pas une solution durable. Vos alliés décroissent en vert, Nous disent que la climatisation serait climaticide. Allez-vous aussi interdire à nos concitoyens de se chauffer cet hiver ? On regarde mourir nos aînés et suffoquer nos enfants dans les écoles au nom d'une idéologie obscurantiste et de votre lâcheté. Depuis 2017, vous donnez tort à votre slogan, les Français payent une énergie plus chère, moins souveraine, moins durable. Madame la Ministre, comment les Français peuvent-ils encore vous faire confiance ? Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à madame Maud Brégon, ministre en charge de l'énergie et porte-parole du gouvernement. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député, je vous propose d'essayer de remettre un peu de rationalité. Dans tout dans tout ce débat, bon, d'abord, sur le prix de l'électricité comparé au prix du gaz, c'est bien moins vrai que ce que ça n'a été, puisque la production nucléaire, 300 plus de 370 TWh l'année dernière, a massivement contribué à découpler le prix de l'électricité, du prix du gaz, contrairement à ce que vous avancez. Et ça, c'est grâce au parc nucléaire, au projet Grand Carénage et au fait que l'ensemble des centrales produisent autant que possible. Quant à la question du gaz russe que vous évoquez, je vous invite à en parler à vos alliés du Rassemblement national qui, en s'opposant aux énergies renouvelables, promeuvent le gaz importé de Russie et d'Algérie notamment. Et quant à votre question, où étiez-vous en 2017 ? Je ne sais pas où vous étiez en 2017, monsieur le député. Moi, en 2017, je travaillais dans le nucléaire chez EDF et j'étais avec les agents sur l'ensemble des centrales nucléaires pour faire en sorte que le parc tourne. Et puis en 2022, on était avec le président de la République à Belfort pour annoncer le lancement d'un vaste programme de reconstruction de centrales et on en est extrêmement fiers.